
Je me tourne vers le plafond troué pour regarder Dieu bien en face et je ricane : « Viens donc me prendre, Dieu d’Israël, j’ai tué Mwa Kapinga, qui a cessé de me respecter depuis qu’elle est devenue commerçante et sœur-en-Christ ! Viens ! Regarde mes mains : du sang, son sang, et pandémonium dans la pièce. Suis mon regard… au tour de ce sorcier de môme qui criaille, je vais l’étrangler de mes mains nues. Tu ne m’en empêcheras pas ! »
Je sors de ce cauchemar en sursaut. Quel cauchemar ! Quel putain de môme laid aux traits d’un golem ! L’alléluia de Mwa Kapinga explose à nouveau dans la chambre exiguë, se répercute sur le toit dans un grondement métallique.
Je me frotte les paupières. Dans la pénombre, je distingue le profil de Mwa Kapinga. Elle est assise au coin du lit, la tête recouverte d’une kitambala : la femme doit porter un voile avant de se prosterner devant Dieu—un précepte de sa maudite église du réveil. Des talibans à la manque...qui oublient d'enseigner l’autre précepte de Dieu : la femme doit respect et obéissance à son mari. Essayez toujours de prêcher ça à Mwa Kapinga et elle enverra son propre Bishop au diable vauvert !
- Alléluia ! hurle-t-elle de plus belle, puis sa voix retombant d’un cran, elle enchérit pourtant avec la même stridence. O Dieu tout puissant ! Pense aux orphelins, aux damnés, aux pauvres, aux victimes du tsunami et à ceux de tes enfants souffrant ou mourant dans notre pays—victimes de la maladie, de la violence et de l’injustice. Car tu as dit, tu as dit à tes enfants : Je vous donnerai la paix, je vous tirerai de votre misère, j’aurai des projets de paix et de bien-être pour vous si vous persistez dans la voie des justes. Car tu as aussi dit : je sais les pensées que j’ai pour vous, des pensées de paix et non de mal, pour vous donner finalement une bonne espérance… Alors Dieu, guide tes enfants, montre-leur ta voie, illumine notre étroit sentier avec la lumière éblouissante de ta Parole…
Un silence. Mais je sais parfaitement bien qu’il ne s’agit que d’une accalmie momentanée dans la longue prière syncopale, qui bientôt allait atteindre le final aigu de la contemplation émerveillée de l’amour infini de Jésus Christ.
Je me prépare donc au tsunami qui va frapper. Je rentre la tête sous l’oreiller pour me couvrir les oreilles. Futilité des futilités !
Le final ne tarde pas à se briser, telle une vague d’une mer en furie, contre l’oreiller sous lequel je me cache :
- Alléluia
Yoshua, toi, le seul Dieu
Ecrase la sorcellerie et les envoûtements
Ouvre notre étroit sentier sur la joie, sur la vie éternelle
Je prie pour mon mari dont les oreilles ne se sont pas encore ouvertes aux merveilles de ta Parole
Ouvre ses oreilles, Yawhé
Aide-le à trouver un emploi pour la plus grande joie de nos enfants, de notre famille
Aide-le à arrêter de boire et de fumer
Amen.
Merde ! C’est la partie de sa prière que j’abhorre le plus—ma biographie jetée en pâture aux charognards du quartier.
Je sens le lit bouger : Mwa Kapinga se lève. Je sors de ma cachette sous l’oreiller pour ne pas la froisser.
- Bonjour, lui dis-je, mon ton bougon cachant mal mon irritation d’être tiré du sommeil par ses maudits alléluias auroraux.
- Bonjour, papa, fait-elle de l’air triomphal et pédant des fous de Dieu. T’as fait un terrible cauchemar. Tu m’as réveillée… Tu marmonnais, te tournant et te retournant dans tous les sens, comme si on t’étranglait.
Instinctivement, je porte la main à la gorge comme pour vérifier s’il n’y avait pas les traces des griffes d’un étrangleur. Elle me jette un regard plein de pitié ou de mépris, je ne sais trop.
- Tu devrais prier, Sam, me suggère-t-elle avant de sortir de la chambre.
Avec un grognement, je me retourne, saute du lit et sors de la chambre à sa suite.
Dans le petit living-room, des chaises plastiques s’empilent à côté d’une table ronde plastique sur laquelle s’entasse la vaisselle sale du dîner de la veille. A même le sol, sur deux nattes sur lesquelles on a placé des mousses, nos jumelles de dix ans—Mbuyi et Kanku—se réveillent de mauvaise grâce sous l’assaut verbal de leur mère :
- Des filles qui font la grasse matinée, hein ? Des fainéantes ! Allez, debout ! Priez d’abord, puis allez faire la vaisselle ! Mbuyi ! Kanku ! La vaisselle, j’ai dit !
Elle déverrouille la porte et sort.
Je sors aussi.
C’est l’aube, mais Kinshasa fourmille déjà de vie.
Rumeurs de voix. Pépiements d’oiseaux. Klaxons de taxis-bus. Des sirènes d’usines. Ah, que ne donnerais-je pour que ces sirènes deviennent aussi musique à mes oreilles le matin : Dieu ! un emploi à Tabacongo par exemple pour retrouver le respect de Mwa Kapinga…
Dans toutes les maisons le long de la rue boueuse d’autres alléluias éclatent en staccatos, comme des cocoricos se faisant écho. Des aigrettes dont la ligne d’envol suggère qu’elles proviennent de Brazzaville s’abattent sur notre petite montagne de détritus dans un coin de la parcelle où nous vivons entassés plus d’une douzaine de familles de locataires.
Un autre alléluia éclate comme un coup de pistolet dans la maison voisine et me fait sursauter. Ah, ces putains d’alléluias qui m’empoisonnent l’existence. Avant l’avènement des alléluias dans ma vie, quand Mwa Kapinga revenait du Grand Marché où elle vend de la friperie importée des Etats-Unis, elle m’achetait toujours une bouteille de Primus bien frappée. A présent, plus question de ma bouteille quotidienne de bière fraîche : les Chrétiens du réveil sont sobres et considèrent la bière comme une concoction de Satan, ce que je ne comprends nullement puisque Jésus Christ lui-même avait transformé l’eau en bon vin.
C’est ma faute : j’aurais dû interdire à Mwa Kapinga la fréquentation de ce fou de Dieu qui prêchait entre les étals du Grand Marché. Comment s’appelle-t-il encore ? Ah ! Frère-en-Christ Justin Maloba. Ou plutôt depuis Bishop, mon œil ! Il roule en Mercedes aujourd’hui, le salaud ! Mais il y a un an et demi, c’était tout autre chose. Toute une éternité dans l’existence de ce fou de Dieu…
Je l’ai vu pour la première fois au Grand Marché quand je me suis arrêté à l’étal de Mwa Kapinga pour lui refiler 20 dollars que je venais de soutirer à des travailleurs humanitaires blancs pour une course de taxi qui n’en valait que 200 francs congolais. Des niais blancs si pourris d’argent à n’en point savoir quoi faire : quelqu’un m’a dit que leur salaire mensuel moyen est de cinq mille dollars...
Eh oui, j’étais taximan avec ma petite Renault R4 jaune bringuebalante bien à moi qui me faisait des rentrées de devises et m’obtenait le respect de Mwa Kapinga. Jusqu’à cet accident stupide qui a bousillé ma belle bagnole Renault R4 toute de jaune rutilante. Ah, les soi-disant troupes de maintien de la paix de la MONUC, je vous nique vos salopes de mères !
En une seconde, ma vie a basculé de l’insouciance à la galère. Comme ça là, clac ! comme un ordre donné avec un claquement de doigts.
Je venais de déposer deux clients blancs au Grand Hôtel et me voici au rond-point, tout à l’extrême de la bande de droite, à l’intersection de l’Avenue Batetela et du Boulevard du 30 Juin. Au pied de l’échafaudage jaune et bleu où était perchée une policière de roulage en chemise jaune et pantalon bleu qui dirigeait le trafic, un sifflet entre ses lèvres. Pas mal du tout, cette policière, je me disais en suivant son manège chorégraphié et en pianotant sur le volant au rythme d’un air de JB Mpiana qui jouait sur « Radio Okapi ». Soudain, un Toyota 4x4 fondit sur moi en provenance de Kintambo, perdit contrôle, frappa ma Renault R4 de plein fouet et l’écrabouilla.
C’était autour de midi et le soldat tunisien de la MONUC était déjà ivre mort—c’est du moins ce que me dit la policière de roulage quand elle vint me rendre visite deux jours plus tard aux Cliniques Universitaires. Elle s’étonnait que je fusse tiré vivant de l’amas informe de ferraille qu’était devenue ma pauvre petite Renault R4 bringuebalante jaune ! Je ne m’étais point trompé, la policière était belle et jolie, surtout en tenue civile : deux pagnes et une blouse de tissu « wax hollandais » qui révélaient la sculpture de son corps de miss, des fossettes qui creusaient profondément ses joues quand elle riait et des yeux qui pétillaient lorsqu’elle souriait. Une parfaite « Béloti »—sobriquet que les femmes aux joues à fossettes ont reçu des Kinois depuis la fameuse chanson « Jaria » du groupe « Grands Maquisards ». La pauvre Béloti, elle était plus traumatisée que moi…
On ne poursuivrait pas le militaire tunisien, m’informa-t-elle, surtout que je n’étais pas en règle avec mon assurance. Ces « moniques » ! Ils ne foutent absolument rien, n’interviennent pas quand on massacre des civils, ils ne savent que boire et courir les jupons. Une rumeur court dans la ville selon laquelle l’un d’entre eux serait mort de mort rose au Grand Hôtel pour avoir pris trop de cachets de Viagra… Après tout, n’ont-ils pas raison, les adeptes des églises du réveil qui sont convaincus que la fin des temps approche et que Dieu, par amour pour le peuple élu du Congo, nous a spécialement réservé les tribulations les plus virulentes pour tester notre foi ?
Dans tous les cas, mon accident est survenu deux mois après avoir entraperçu Frère-en-Christ Justin Maloba au Grand Marché… Son prêche était impétueux, comme celui des autres fous de Dieu qui vous harcèlent dans les taxis-bus et les coins de rue avec leur prêche contre une « donation pour le travailleur de Dieu, s’il vous plaît, messieurs-dames ».
Justin Maloba s’était fabriqué une maraca avec une boîte vide de lait en poudre Nido qu’il avait emplie de cailloux et dotée d’une anse de bambou. Il secouait cette maraca lors des multiples « Amen ! » ponctuant son prêche. La maraca dans une main et la Bible dans l’autre, il évoluait en dansant à travers les étals, faisant crépiter sa maraca, postillonnant la Bonne Parole d’une voix de stentor qui noyait les voix des autres colporteurs-chailleurs vendant qui des papiers-mouchoirs, qui de l’eau pure en sachets—avec la bave écumant aux coins des lèvres.
Il s’embarquait ainsi dans des anathèmes bibliques tirés des livres des prophètes les plus furieux de l’Ancien Testament—dans l’indifférence apparente des vendeurs et de leurs clients. Cette première fois donc que je vis cet imposteur, je considérai avec magnanimité et condescendance ce fou de Dieu qui se contorsionnait au nom de Jésus. Mais je l’admirais tout de même pour sa façon de négocier les points tournants de son prêche, cet escroc, réservant le clou pour la chute finale, une prophétie d’Esaïe qu’il prétendait se rapporter directement aux Congolais :
- O mes frères et sœurs en Christ, quand je lis dans Esaïe, prophète de Dieu, qui a vu la gloire du peuple congolais depuis la nuit des temps, je dis toujours, Alléluia ! merci Dieu de m’avoir fait naître Congolais. Car je serai à la table de l’Eternel aux côtés du peuple d’Israël. Amen ! Tout le chapitre 18 d’Esaïe est consacré au peuple congolais ! Je vous lis ce chapitre dans son intégralité et soyez témoins du miracle de Dieu sur le Congo. Dieu dit, car ici, ce n’est plus Esaïe qui parle, c’est la voix du Dieu vivant lui-même qui retentit. Dieu dit donc—que sa Parole reste bénite pour l’éternité—Dieu dit :
Terre, où retentit le cliquetis des armes,
Au delà des fleuves de l'Éthiopie!
Toi qui envoies sur mer des messagers,
Dans des navires de jonc voguant à la surface des eaux!
Allez, messagers rapides, vers la nation forte et vigoureuse,
Vers ce peuple redoutable depuis qu'il existe,
Nation puissante et qui écrase tout,
Et dont le pays est coupé par des fleuves.
Vous tous, habitants du monde, habitants de la terre,
Voyez la bannière qui se dresse sur les montagnes,
Écoutez la trompette qui sonne!
Car ainsi m'a parlé l'Éternel: Je regarde tranquillement de ma demeure,
Par la chaleur brillante de la lumière,
Et par la vapeur de la rosée, au temps de la chaude moisson.
Mais avant la moisson, quand la pousse est achevée,
Quand la fleur devient un raisin qui mûrit,
Il coupe les sarments avec des serpes,
Il enlève, il tranche les ceps...
Ils seront tous abandonnés aux oiseaux de proie des montagnes
Et aux bêtes de la terre;
Les oiseaux de proie passeront l'été sur leurs cadavres,
Et les bêtes de la terre y passeront l'hiver.
En ce temps-là, des offrandes seront apportées à l'Éternel des armées,
Par le peuple fort et vigoureux,
Par le peuple redoutable depuis qu'il existe,
Nation puissante et qui écrase tout,
Et dont le pays est coupé par des fleuves;
Elles seront apportées là où réside le nom de l'Éternel des armées,
Sur la montagne de Sion.
L’homme conclut son prêche dans une profusion de ses « Amen ! » ponctuels et sous les applaudissements nourris des marchands et des acheteurs qui semblaient pourtant indifférents une minute plus tôt. Je n’en croyais pas mes yeux et mes oreilles : Ces gens croient-ils donc aux histoires à dormir debout racontées par ce colporteur des récits bibliques ?
- C’est ce qu’on appelle un fou de Dieu, j’avais dit à Mwa Kapinga en riant.
Sa réponse aurait dû me mettre la puce à l’oreille :
- Celui qui passe pour un fou pour moi peut bien être un fakir pour une autre personne, avait-elle rétorqué pince-sans-rire. Mwa Kapinga, qui fondait de rire à la moindre de mes blagues scabreuses, avait soudain un air fermé de sœur-en-Christ que je ne lui connaissais pas !
Aveugle au changement qui s’opérait de manière insidieuse en Mwa Kapinga, je me demandais à haute voix, peut-être pour me faire entendre du fou de Dieu, comment ça se faisait que le pasteur du Grand Marché était si bien habillé et semblait si bien nourri. Mwasi, une vendeuse qui occupait l’étal voisin et qui m’avait entendu, m’informa que les habits du frère-en-Christ Justin Maloba provenaient des étals des marchands des fripes et sa nourriture des « malewa », les gargotes tout proches.
Comme je m’étonnais, à nouveau de vive voix, de cette arnaque sur la place publique du marché, Mwa Kapinga me rabattit le caquet d’une réplique cinglante :
- Seul le talent est gratifié. L’homme est un pauvre déplacé de guerre de Kisangani, pour l’amour de Dieu ! Où est ton sens de la charité chrétienne ?
On peut aisément imaginer mon choc quand j’appris, quelques mois plus tard, que le fou de Dieu, s’affublant désormais du titre « Bishop », prélat autoproclamé, avait bâti sa propre église au bord du ruisseau Makélélé, près du Stade Tata Raphaël, où un grand nombre de marchands du Grand Marché—y compris ma femme—se pressaient chaque dimanche pour écouter la Bonne Parole distillée par cet arnaqueur. L’homme est devenu un millionnaire, roule en Mercedes 190, possède une station de radiotélévision évangélique et a complètement altéré ma femme, qui ne jure plus que par le nom maudit du Bishop Justin Maloba !...
Je sors en sursaut de ma rêverie quand Mbuyi m’apporte mon téléphone portable Samsung—un récent cadeau de Mwa Kapinga après qu’un « shégué » plus apte que moi m’ait ravi mon téléphone mobile et sprinté comme un athlète, en pleine journée, sur la Place Victoire, à la grande joie de la foule qui l’avait applaudi. Ah, ce pays est maudit, je vous jure, applaudir un voleur !
- C’est Tonton Kabongo, m'informe Mbuyi en me passant le téléphone.
Je prends le téléphone et la grosse voix de Tony Kabongo me vrille les tympans :
- Sam Tshimanga ! Ça va ?
- Oui, ça peut aller. Et toi ?
- Devine l’arrivage, fait-il.
- Suis pas magicien.
- Quelle mauvaise humeur de grand matin ! Ecoute, je vais en ville, je rentre vers 13 h, viens me retrouver à la nganda. Une bonne bière fraîche va te redonner du moral et te faire vibrer positivement.
- Et ta fameuse devinette, cet arrivage mystérieux ?
- Chanvre de Bumba, mon vieux, bangi pur du terroir de l'Equateur. Pas la blague de la savane du Bandundu. qu'on renforce ici avec du pilipili: c'est la mort, ça , la tuberculose pulmonaire.. Viens, je te dis, du bhang très fort—ça te rentre dans la gorge, et ça te ressort par le nez et les oreilles. Je ne parle même pas des yeux ! Kafu kafu !
- Dis, j’ai pas de fric pour le transport, y a pas moyen que tu viennes me chercher quand tu reviens du centre-ville ? C’est toi qui es véhiculé, non ?
- D’accord, je passe te chercher, à plus.
Il raccroche.
Je rabats, songeur et joyeux, le clapet de mon portable.
Mwa Kapinga, qui était allée se laver, sort des toilettes communes, tenant un seau vide.
- C’était Tony au téléphone ? s’enquiert-elle.
- Oui, je fais laconiquement, conscient qu’elle désapprouve à présent notre amitié.
- Ne nous reviens surtout pas ivre ce soir. C’est toujours pareil quand vous vous rencontrez, vous deux, messieurs les soulards : la bière, la bière, jusqu’aux petites heures du matin. Sois prudent, qu’il te réserve un taxi pour le retour. L’insécurité règne à Kinshasa. Surtout ces jours-ci, avec les kata-kata qui tuent les promeneurs solitaires la nuit.
Je ne dis rien, ma situation est précaire, pourquoi provoquer inutilement la colère de celle qui me nourrit et m’achète des Samsung. Du cimetière de Kinsuka, la voix de mon père Joseph Tshimanga me parvient : « Ah, Samuel Tshimanga, mon fils, quelle honte que de s’accrocher aux pagnes de ta femmes tel l’enfant espiègle qui s’accrochait aux pagnes de Bintu, sa mère ». Je sursaute. Ah, maudits alléluias auroraux. Vivement, le joint chez Kabongo…
***
Illustration: "Quel gâchis !", Barly Baruti © 2008
11 commentaires:
Si tu n'as jamais écrit de roman ou rédigé de recueil de nouvelles, qu'attends-tu?
Je suis ravi d'avoir été entrainé dans l'univers de Samuel et vais donc m'atteler à la lecture assidue de ton blog dorénavant.
Donc à très très bientôt Jean-pierre, Alex ou qui que tu veuilles être ou puisses être (voir "en guise d'introduction", n'est-ce pas?)
C'est tellement vrai, tout ce que tu écris là, oncle Alex.
Tu dis vivre aux USa (enfin être à cheval entre les states et Kin), en te lisant j'ai le sentiment que tu es plus à Kin qu'en Amérique.
Les églises de reveil, ces "fous de Dieu" comme tu les appelles qui dérangent le sommeil des autres, qui ne l'a pas connu en Afrique?
Nos quartiers regorgent des ces endroits où l'on courre oublier sa misère à coups de "alléluia" ou de "Sakola pasteur!".
J'ai bien souri en te lisant.
Tu as mis ton art au profit des maux qui déciment nos sociétés. C'est noble.
Je dis Amen.
Une question: ne serais-tu pas toi même pasteur? lol.
Destinée.
@ Hicham:
Merci pour le clin d’œil. J’aime aussi tes poèmes, récits et nouvelles…
@ préDestinée :
Content de savoir que tu aimes cette « lisapo » (récit). Pour répondre à ta question, je suis plutôt du côté de Sam Tshimanga, mais j’ai plein de fous et de folles de Dieu dans ma famille et dans mon entourage :-)
Maman Destinée, il y a peut-être des lecteurs de ce blog qui ne savent pas que tu figures sur la liste de mes liens : il serait préférable qu’à l’avenir tu ajoutes ton URL dans ton commentaire pour leur permettre aussi d’aller s’abreuver à la fontaine des belles lettres que tu dispenses sur ton blog.
J'adore le style à la fois drôle et en plein coeur d'un sujet délicat.. pour tes oreilles et pour le témoignage de l'Eglise.
Je prendrais le temps de venir me plonger dans les chroniques de Sam Tshimanga.
@+
Gangoueus
@ Gangoueus:
Content de te voir apprécier la chronique de Sam Tshimanga. C’est malheureusement sa chronique finale. Je me borne à saisir des fragments, des instantanés d’existence au Congo, que je traduis en récits fictionnels.
Bonsoir mon gars, l'univers d'un homme devenu Mario par circonstance et n'ayant plus de recours que le bras nourricizer de sa dame, d'antan épouse dévoué devenue groupie du pasteur maloba, sûrement son amant si on approfondie l'investigation....
Chapeau bas l'artiste, la réalité est si prennante sous ta plume..
Ce que j'aime le plus dans ton blog Alex, à part tes histoires, bien sûr, ce sont les images..j'adore les images. Beau travail!
C
je rejoins D, tu arrives toujours brillament à nous transporter dans tes univers torturés...moi j'adore.
soit dit en passant j'adore les patronymes de chez toi.pardonnes mon ignorance mais est-ce du Bantou?
Enfin merci pour l'atalaku pour ma page flickr, je te conseille d'allez visiter celle de Pauline et aussi son blog
http://www.flickr.com/photos/7882287@N05/
et pour l'afriktag, ondikoi? ;)
@ Djé:
Merci pour l’arrêt effectué sur le récit… Oui, tous les patronymes congolais sont bantous. Et ceux de chez toi aussi, je suppose ? J’ai aimé les photos de Pauline que tu recommandes. Qui est-elle ? Elle semble aussi bien connaître le Libéria et le Cameroun. Ses photos sont fascinantes ! Mais je n’ai pas compris ta référence à « Afriktag »… peux-tu m'en dire plus ?
non les ivoiriens ne sont pas bantou, 4 groupes ethniques composent la Côte d'Ivoire et moi j'appartiens au groupe Akan qui vient du Ghana et je suis de l'ethnie Gwa.
Si tu veux un aperçu de nos coutumes rends toi sur ce lien :
http://y-voir-plus.ivoire-blog.com/archive/2008/01/15/politique-sciences-occultes.html
mon prénom à moi, Djédji est donc d'origine Akan.
Pour l'afriktag en fait vu que je t'ai afriktagué, tu dois (si tu le veux bien entendu) te prêter à ton tour à l'exercice , c'est à dire réveler 3 sites afro-orientés que tu fréquentes, trois musiciens africains que t'apprécies et idem pour 3 romanciers africains qui t'ont marqué. à la fin tu dois à ton tour afriktaguer 3 autres bloggeurs afro-orientés qui poursuivront à leur tour la chaîne de l'afriktag. Sur mon zapping, j'ai mis en lien 2 afriktags de 2 bloggeurs si ça peut te donner des idées.
Enfin, Pauline c'est une des plus belle rencontre que j'ai faite sur la blogsphère, c'est une journaliste hollandaise basée à Abidjan, qui est souvent en vadrouille dans toute l'Afrique de l'Ouest. Je la considère un peu comme la Cédric Kalonji féminine.
un blog que je te recommande vivement.
http://nofoodforlazyman.blogspot.com/
@ Djé:
Merci pour la mise au point ethnologique et des précisions sur « afritag ». Avec toi on découvre chaque jour quelque chose de nouveau. Je suis passé faire un tour au blog de Pauline : c’est beau. Elle a le même sens du cadrage que toi. J’ai aussi suivi le lien à ton billet du mois de janvier sur cette importante cérémonie du Gwa en Côte d’Ivoire, illustrée par tes photos saisissantes et ton clip.
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